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Détection automatique de bugs

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analyse_statique bugs inférence réaction

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». Des commentaires plus récents existent pour cet article.

# rz0
04.09.09, 21:07.

GuilOooo > Hum, ouais c’est l’idée d’annoter explicitement le langage C, une idée que j’affectionne pas mal, mais dont je n’ai jamais trouvé d’exécution satisfaisante (ÀMHA). Pour l’exemple, avec splint doit yavoir une annotation /*@null*/ si jme rappelle bien, mais ça remonte à loin mon dernier usage de splint. Sinon en Cyclone ya les pointeurs non nuls, ça doit être T @.

Mais à mon avis, la meilleure source d’informations ce sont les assertions. Je n’ai pas lu l’article mais à mon avis, ce devrait être la toute première source d’info. C’est traditionnel en C d’en placer à l’entrée des interfaces. Notamment, des choses comme assert(p != NULL) en entrée de fonction sont très fréquentes.

[ tag:blog.huoc.org,2009-09-04:1252091251.6075 ]

# Cygal
04.09.09, 20:58.

La méthode est expliquée après le premier code, et dans les commentaires. Ligne après ligne, des informations sont relevées, jusqu'à l'apparition d'une contradiction. C'est pas un algo particulièrement compliqué, mais c'est une idée qui leur a permis de trouver plein de bugs, contrairement à leurs autres méthodes.

Si j'ai bien compris ce que tu proposes, à mon avis le système de typage joue déjà ce rôle, ici on cherche d'autres bugs. Et oui, un typage évolué permet d'éviter plus de bugs, ce n'est pas une découverte. :)
[ tag:blog.huoc.org,2009-09-04:1252090712.6075 ]

# GuilOooo
04.09.09, 20:38.

Je comptais en premier lieu ne pas commenter jusqu'à avoir lu le papier. Me voici malgré tout, mais je commenterai sûrement à nouveau après l'avoir lu.

Une première remarque, cependant : on voit dans ton papier la méthode générale pour exploiter les informations données par le code source, mais pas la façon dont elles sont inférées. J'imagine que c'est dans le papier, mais c'est l'aspect qui m'intéresse le plus ici, donc je suis un peu resté sur ma faim.

Une question, ensuite : ne peut-on pas déléguer la récupération d'informations au système de type du langage ? Par exemple, on pourrait imaginer (même si le C est un mauvais exemple ici) deux types de pointeurs : le pointeur qui ne vaut jamais NULL, et celui qui peut valoir NULL. En C, c'est difficilement imaginable, mais dans un langage avec un système de type plus évolués, ce genre de choses est tout à fait réalisable : c'est en gros le type Maybe en Haskell (et son homologue en caml, dont j'ignore le nom).
Mon exemple se généralise-t-il bien aux autres techniques décrites dans la réaction, et le papier ?
[ tag:blog.huoc.org,2009-09-04:1252089482.6075 ]

# Cygal
04.09.09, 20:16.

gnomnain, ce sont des choses qui peuvent arriver. Le lock() peut avoir été fait dans une autre fonction. Au contraire je trouve ça intéressant pour deux raisons :
  • on se demande si il y a un bug donc c’est peut-être pas une bonne pratique,
  • le programme doit pouvoir aussi se débrouiller dans ces là. Il suppose que si on a appelé unlock() sans lock() avant, ça a été fait ailleurs (il préfère supposer que le programmeur sait ce qu’il fait, sinon il y aurait largement de quoi s’inquiéter en dehors des problèmes de concurrence).
Ce sont des questions traitées dans le papier que je vous encourage à lire si vous êtes intrigués.
[ tag:blog.huoc.org,2009-09-04:1252088199.6075 ]

# Asgeir
04.09.09, 19:53.

Bien kiffant, surtout le dernier passage. Ça donne bien envie de lire la suite, sans nous laisser trop sur notre faim.

Par contre, par pitié, retire tes nom-prénom de la signature. Merci pour ta future engeance.

P.S. Sinon, c'est quoi ce délire avec les '☃' et '‽' ?
[ tag:blog.huoc.org,2009-09-04:1252086833.6075 ]

# gnomnain
04.09.09, 19:49.

Ouais, moi aussi j'ai bien aimé l'article. Je me demandais juste si c'était normal qu'il y ait un unlock(lk) et pas de lock(lk) dans la fonction baz de l'exemple.
[ tag:blog.huoc.org,2009-09-04:1252086558.6075 ]

# zulon
04.09.09, 19:46.

Article très intéressant parlant de techniques que je ne connaissais pas, merci :).

(I ♥ ☃)
[ tag:blog.huoc.org,2009-09-04:1252086379.6075 ]
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Histoire de sexe et d'informatique

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femmes histoire informatique réaction

# Cygal
30.08.09, 22:44.

Je ne faisais pas référence aux jeux de Barbie en vérité, mais plus aux jeux au gameplay (vraiment) différent qui n'implique pas de démonter du Protoss ou du terrorist et des identités visuelles prononcées.

Et bien sûr les jeux actuels sont jouables par des femmes sans problème, mais elles ne sont pas attirées pour autant. N'oublions pas le stéréotype du nerd/no life/whatever qui n'aide pas non plus.
[ tag:blog.huoc.org,2009-08-30:1251665068.20905 ]

# bluestorm
30.08.09, 22:30.

Oui, je suis complètement d’accord avec toi sur le fait que le jeu vidéo dépasse les clichés garçon-pistolet fille-poussette. Quand Cygal dit que « culturellement le JV a été associé aux garçons », il parle précisément de l’"enrobage" : le fait est que l’enrobage choisi est souvent non-neutre, et joue à fond sur les clichés de société "trucs de mecs" (violence, héros viril qui affronte des méchants de plus en plus puissant, elfettes en petite tenue…). Alors l’apparition de jeux roses à la con pour les filles n’est pas réjouissante, ni une avancée de la condition féminine, mais plutôt une mise à niveau des jeux vidéos par rapport à l’ensemble de la société : on passe d’un "domaine de clichés à la con seulement pour les garçons" aux clichés pour tout le monde. Ça reste une démocratisationα : la question des clichés n’est pas réglée, mais ça c’est un problème de société dans son ensemble, et je doute qu’on puisse la régler sur le fond spécifique du jeu vidéo sans une prise de conscience plus générale : les gens qui sont assez laids pour continuer à acheter une dinette à leur fille et un Action-man à leur fils, ils vont aussi acheter Barbie3D et Counter-Strike aux mêmes.

α : Même si je pense comme toi que les JVs étaient en fait moins déséquilibrés que pas mal d’autres activités pour enfants, comme le foot, la danse, le VTT ou le dessin.

Après on est d’accord, d’une part ces clichés n’ont pas prise sur tous les jeux vidéos (Starcraft et Diablo II c’est pas terriblement sexué en vérité, peu de gens font de fantasmes sur les Protos (en tout cas je veux pas savoir)), à mon avis c’est même un des domaines entertainment modernes les moins touchés, d’autre part de nombreuses personnes sont capables de surmonter ça.
[ tag:blog.huoc.org,2009-08-30:1251664245.20905 ]

# rz0
30.08.09, 22:01.

Tak tak, rz0 est dans la place, pour choquer la populace. Vous vous êtes bien trouvés, vous deux, entre bluestorm, l’hypersensible aux questions pseudo-éthiques, le sexisme, l’homophobie, et j’en passe, et Cygal, le srsly righteous guy. :-’

Bref, je vois que vous parlez de jeux vidéos là, comme quoi ça se démocratise blah, que c’est bien. Moi, je suis sceptique concernant ce mouvement, honnêtement. Parce que « les jeux vidéos, ça a toujours été par nous, pour nous les hommes » c’est quand même très réducteur. Un jeu, c’est quoi avant tout ? Un concept, un gameplay, un univers, et parfois un scénario et des personnages, m’enfin bon, suffit de voir comment on classe instinctivement les jeux (RTS, FPS, etc.) pour se rendre compte que le noyau dur d’un jeu c’est son concept, puis le reste, c’est de l’enrobage pour pouvoir le vendre à un public donné.

Vous voyez où je veux en venir ? Non ? Hum… bah en fait, c’est juste laid de dire « c’est bien on fait des trucs différents qui peuvent plaire aux filles » parce qu’en quelque sorte, c’est dire : Real men don’t play that, girlie.α Alors qu’au fond, les jeux vidéos sont basés sur des concepts qui à mon avis sont généraux et communs à beaucoup de gens, indépendemment du sexe : la soif de mystère, de découverte, l’envie de progresser, d’être bon, d’être au top, l’ambition, l’addiction, le désir du collectionneur, et tout un tas de notions pas du tout spécifiques aux hommes, à mon humble avis. Après, OK, l’envie de touchette sur la ptite princesse de quinze ans au look de nymphette,β ça c’est une pulsion mâle, mais au fond, c’est juste de l’enrobage, et à part pour les jeux de rôles, c’est rarement ce qui fait l’amour des joueurs, et ce, même chez les moins petits garçons. Passé un certain âge, on ne se prend plus à se branler sur son super ultimate corpse bomb chain super combo parce que c’est trop cool d’être harkor, ça fait viril, tu vois.

Une fois accepté le fait que le joueur moyen ne joue sans doute pas pour découper de la chair trop belle pour être vraie et voir du faux sang gicler partout, je suis convaincu qu’une fille sait tout aussi bien apprécier un jeu « de garçon », modulo ceux qui sont downright insultants pour elle. Bref, refourguer des jeux alternatifs aux filles, c’est juste la société qui se donne bonne conscience en fournissant aux gens les moyens de s’auto-stigmatiser.

Fort heureusement, il y a de la convergence dans l’autre sens aussi, ce qui est, selon moi (au cas où certains auraient loupé un bout, jusqu’ici c’est que mon avis :]), une bonne chose. Certaines filles s’aperçoivent qu’un bon Starcraft ou un bon Diablo II (désolé, mais ma connaissance du jeu vidéo s’arrête à partir de ces années-là), ça peut être… bon. Pas dit que ça plairait à toutes les filles, loin de là, mais après tout, tous les garçons n’aiment pas forcément les jeux vidéos, et tous n’aiment pas les mêmes genres, les mêmes titres, bref, c’est une question de préférences (c’est comme tout…), et c’est ce que l’on devrait apprendre aux gens, pas « tiens regarde ton dog, l-é-t-i-pas tout meugnon avec sa face pixélisée derrière ce bout de plastique liquido-cristallisé primitif, mais que bien sûr on te vend cher, parce que hey, c’est le prix de ton identité de femme que l’on t’impose ; femme, paie ton auto-discrimination §§ »

Sur ce, stop la fumette, retour au code.

α : Ceci dit : Sorry, dude, but real men don’t play the Sims.

β : Mais forcément innocente et inexpérimentée, parce sinon ça vendrait pas, hell. Bon, bien sûr il existe aussi la version allumeuse dominatrice, pour les moins jeunes, mais on s’écarte du sujet, je crois…

[ tag:blog.huoc.org,2009-08-30:1251662513.20905 ]

# Cygal
29.08.09, 20:59.

Je ne suis jamais tombé sur des papiers académiques décrivant ça dans le cadre des sciences humaines, par contre on a des tas d'avis à chaque Grand Débat sur le sujet (la conf ruby, le talk OSCON). Il y a pire aussi : les informaticiens qui recueillent plein de chiffres et en font des stats brutes sans rien analyser et sans nous en donner les moyens.

C'est "un peu décevant" dans le sens où l'article se place dès le début dans une approche historique, mais au moins il le fait bien. C'est peut-être parce que ça a changé ma vision du monde (no less) que je suis moins déçu. :)

L'argument jeu vidéo est lui aussi historique. Je pense que tu le prends dans le mauvais sens. On a tous des contre-exemples, une soeur, une cousine, une camarade de classe qui joue, mais culturellement (au moins jusqu'à présent), le jeu vidéo a toujours été associé aux garçons, et sûrement plus aux US. C'est en train de changer depuis plusieurs années, et c'est le point positif. Il y a cependant beaucoup de travail à faire dans la diversification du jeu vidéo commercial (genre les jeux "AAA") : si t'enlèves les RTS, FPS, MMORPG, et jeu de courses, il reste quoi dans les rayons ? Au Japon par contre il y a pas mal de diversité, et c'est encourageant.

Les consoles portable ont elle beaucoup évolué dans ce sens, et arrivent maintenant à toucher un public plus large : toutes les filles ont leur DS dès le primaire d'après mes observations. Plus tard, c'est beaucoup moins sûr. On peut citer les sims sur PC qui ont touché un public assez large, et oui il y a plein de jeux vidéos indépendants qui sont sympas et peuvent potentiellement attirer du monde, mais il faudra encore du temps avant que le jeu vidéo soit vraiment considéré comme mixte. Le joueur moyen reste l'adulte de 30 ans selon les stats du "Courrier International".

Pour la petite histoire, une cousine était très intéressée quand je lui ai dit que je travaillais sur un jeu vidéo pendant l'été, parce qu'une connaissance lui avait montré plein de petits jeux vidéos indépendants rigolos. Ben je peux te dire qu'elle a fait la gueule quand j'ai expliqué le principe. Au moins pour les jeux vidéos, la mixité est en marche.

Est-ce que ça explique le faible nombre de filles intéressées par l'informatique ?
[ tag:blog.huoc.org,2009-08-29:1251572347.16842 ]

# bluestorm
29.08.09, 19:28.

J’apprécie beaucoup ta réaction à ce sujet : c’est un domaine qui m’intéresse, mais je n’ai jamais fait l’effort de me plonger dedans en profondeur (il y a beaucoup d’autres sujets intéressants et chronophages), et je le trouve un peu difficile d’approche "de l’extérieur" : les documents à ce sujet sont soit des avis personnels de développ(eur|euse)s, qui sont parfois intéressant mais très subjectifs et à la portée souvent limitée, soit des publications académiques très proche du domaine des sciences humaines (sociologie, psychologie), assez difficiles d’approche pour quelqu’un avec principalement une culture scientifique. On manque de points d’approches qui ne demandent pas trop d’investissement, et ce billet en est un.

Comme tu le sous-entends, l’article original lui-même est finalement un peu décevant : on a l’impression que c’est une question compliquée et qu’on va y trouver de bonnes idées, des choses auxquelles on n’avait pas pensé, et qui changent notre vision du problème. Sur ce point, c’est un peu raté, on se contente d’une analyse historique, qui tient debout mais n’a révolutionné mon point de vue.

Il y a des points intéressants. L’idée de la pression sociale, qui pourrait expliquer les différences de présence des femmes entre les pays développés et les pays en voie de développement dans le secteur de l’IT. La "deuxième vague" est intéressante et je n’avais pas pensé aux liens logiciels/matériels à ce sujet. Je suis un peu plus étonné par l’argument des "jeux vidéos". Je reconnais effectivement dans la plupart jeux vidéos des thématiques traditionnellement associées aux "jeux de garçon" (la violence), mais je n’ai pas l’impression d’une différence si concrète dans la plupart des cas (au hasard, Rayman, un jeu de garçon ?), en particulier ceux orientés vers les plus jeunes. J’ai aussi observé dans mon entourage que de nombreuses filles (ou jeunes femmes) jouent à des jeux vidéos, moins que des garçons/hommes certainement, mais suffisamment pour remettre cette idée en doute.

[ tag:blog.huoc.org,2009-08-29:1251566916.16842 ]